Randonnée à Paklenica et dans le massif du Velebit : le guide complet avec un secouriste en montagne

Le parc national de Paklenica et le massif du Velebit qui l'entoure forment le plus grand terrain de randonnée sauvage de Croatie, à deux pas de la côte dalmate. Marko Radić, guide de montagne certifié et membre du HGSS, le service croate de secours en montagne, détaille les sentiers, les niveaux de difficulté réels, l'équipement indispensable, les refuges, la faune du Velebit nord et les règles de sécurité qui évitent le pire.

Publié le 3 juillet 2026 · 12 min de lecture

Entre Zadar et la frontière du Lika, le massif du Velebit dresse une muraille calcaire de 145 kilomètres de long qui sépare la mer Adriatique de l’arrière-pays croate. En son cœur, le parc national de Paklenica creuse deux canyons spectaculaires où l’escalade et la randonnée se pratiquent depuis les années 1930. Pour comprendre ce territoire exigeant, nous avons rencontré Marko Radić, guide de montagne certifié et membre actif du HGSS (Hrvatska gorska služba spašavanja), le service croate de secours en montagne, basé dans la région de Zadar depuis quinze ans.

MR
Marko Radić

Guide de montagne certifié — membre du HGSS, station de Paklenica-Velebit

15 ans d'expérience, spécialiste des sauvetages en canyon et en haute crête
Camille Roux : Marko, pour un visiteur qui ne connaît pas la région, comment décririez-vous la différence entre Paklenica et le Velebit dans son ensemble ?
Marko Radić : Paklenica est un parc national de 96 kilomètres carrés, concentré sur deux canyons — le Velika Paklenica et le Mala Paklenica — creusés dans le versant sud du Velebit, juste au-dessus de Starigrad et de la côte. C'est la partie accessible, balisée, gérée par l'administration du parc. Le Velebit, lui, est une chaîne de montagnes entière qui s'étend sur près de 150 kilomètres, du col de Vratnik jusqu'au-dessus de Zadar. Une grande partie est classée parc naturel, notamment le Velebit nord, avec des massifs sauvages comme le Rožanski kukovi ou le Hajdučki kukovi. Paklenica, c'est la porte d'entrée confortable. Le Velebit, c'est l'arrière-pays sauvage où on peut marcher trois jours sans croiser un village.

Les sentiers principaux : du canyon accessible aux sommets techniques

Camille Roux : Quels sentiers recommandez-vous pour une première visite ?
Marko Radić : Le sentier de base, celui que 80 % des visiteurs empruntent, remonte le Velika Paklenica depuis l'entrée du parc à Starigrad jusqu'au Planinarski dom, le refuge du parc, à environ 2 heures 30 de marche aller. Le chemin est large, ombragé par endroits, avec un dénivelé raisonnable d'environ 400 mètres. On longe des parois de plus de 300 mètres de haut, on passe devant d'anciens bunkers militaires yougoslaves creusés dans la roche — la région servait de site d'essais pour l'industrie aéronautique dans les années 1970 — et l'ambiance de canyon est saisissante dès les premiers virages.

Pour ceux qui veulent plus, deux options se distinguent nettement. La première, Anića Kuk, un pilier rocheux de 712 mètres d’altitude qui domine l’entrée du canyon : ce n’est pas une randonnée classique, c’est une via ferrata engagée avec des passages d’escalade facile, réservée aux personnes en forme et sans vertige, avec une paire de gants et l’idéal un baudrier léger. La seconde, Vidakov Kuk, à 1 421 mètres, est un vrai sommet de randonnée alpine, accessible sans matériel technique mais avec 1 100 mètres de dénivelé positif depuis le fond du canyon, un sentier parfois raide et caillouteux, et une vue à 360 degrés sur toute la côte dalmate et les îles jusqu’à Pag par temps clair. Comptez la journée complète, 7 à 8 heures aller-retour depuis l’entrée du parc.

Camille Roux : Et pour ceux qui veulent aller au-delà de Paklenica, dans le Velebit lui-même ?
Marko Radić : Là, on change de registre. Depuis le Planinarski dom de Paklenica, un sentier continue vers le plateau du Velebit et rejoint le réseau de refuges qui traverse toute la chaîne — c'est le fameux "Premuzicova staza", le sentier Premužić, une piste de crête construite dans les années 1930, remarquablement bien tracée en balcon, qui traverse des forêts de pins noirs centenaires et des lapiaz karstiques impressionnants. On peut y marcher plusieurs jours en dormant en refuge, du Velebit sud jusqu'au parc naturel du Velebit nord. C'est un itinéraire de trek, pas une sortie à la journée, et il demande une vraie autonomie : eau, carte, boussole ou GPS, et une météo vérifiée avant de partir. Pour ceux qui préparent un séjour combinant montagne et littoral, notre [guide du road trip Croatie en 2 semaines](/blog/road-trip-croatie-2-semaines/) montre comment intégrer une étape Velebit dans un parcours plus large de la Dalmatie du Nord.

Niveaux de difficulté : ce que les cartes touristiques ne disent pas toujours

Camille Roux : Comment évaluez-vous réellement la difficulté de ces sentiers pour quelqu'un qui arrive de l'étranger ?
Marko Radić : C'est le point sur lequel je passe le plus de temps à corriger les attentes. Les guides touristiques classent souvent Paklenica en "facile à modéré", ce qui n'est vrai que pour la portion basse du canyon jusqu'au refuge. Une fois qu'on quitte ce tronçon, le balisage devient plus discret — des marques rouge et blanc peintes sur la roche, espacées, parfois effacées par les intempéries — et le terrain karstique est traître : rochers glissants après la pluie, crevasses cachées dans la végétation, trous karstiques qui peuvent faire plusieurs mètres de profondeur juste à côté du sentier.

Ma règle avec les visiteurs : le canyon jusqu’au refuge, c’est accessible à toute personne en forme normale, même des familles avec des enfants de plus de 8-9 ans. Anića Kuk et Vidakov Kuk, c’est réservé à des randonneurs expérimentés, en bonne condition physique, à l’aise avec l’exposition et le dénivelé important. Le plateau du Velebit et le sentier Premužić, c’est un niveau alpin qui demande de l’autonomie totale — on est loin de tout secours rapide, parfois à 4-5 heures de marche du point de route le plus proche.

Camille Roux : Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez sur le terrain ?
Marko Radić : Trois erreurs reviennent sans cesse. Premièrement, sous-estimer l'eau : il n'y a quasiment aucun point d'eau potable au-delà du refuge de Paklenica, et la chaleur réverbérée par le calcaire blanc peut faire grimper la sensation thermique de plusieurs degrés par rapport à la côte. Je recommande un minimum de 2 litres par personne pour une sortie à la journée en été, 3 litres pour Vidakov Kuk. Deuxièmement, partir trop tard : beaucoup de visiteurs arrivent au parc vers 10h ou 11h en pensant faire Vidakov Kuk en quelques heures, et se retrouvent à redescendre de nuit sur un terrain accidenté — c'est l'un des scénarios d'intervention les plus fréquents pour le HGSS. Troisièmement, la chaussure inadaptée : des sandales ou des baskets de ville sur un terrain karstique coupant et instable, ça se termine régulièrement en entorse ou en coupure profonde.

Équipement indispensable et préparation logistique

Camille Roux : Quel équipement recommandez-vous selon le type de sortie ?
Marko Radić : Pour le canyon jusqu'au refuge : de bonnes chaussures de randonnée à semelle crantée, un chapeau, de la crème solaire, 1,5 litre d'eau minimum et de quoi grignoter. Rien de très technique.

Pour Anića Kuk ou Vidakov Kuk : chaussures de randonnée montantes à tige rigide, bâtons de marche recommandés pour la descente, une lampe frontale même en partant tôt — on ne sait jamais si on rentre après le coucher du soleil —, une carte papier du parc en plus du GPS de votre téléphone, dont la batterie et le signal peuvent faire défaut en canyon encaissé, une trousse de premiers secours basique, un coupe-vent car le vent de bura peut se lever brutalement en crête, et impérativement un moyen de communication chargé. Le réseau mobile croate couvre correctement les crêtes du Velebit mais reste absent dans certaines poches du canyon profond.

Pour le trek sur le sentier Premužić et le plateau : équipement de trek complet, sac avec plusieurs jours d’autonomie alimentaire si vous ne comptez pas exclusivement sur les refuges gardés, duvet même en été car les nuits en altitude descendent facilement sous 10 degrés, et une trace GPS téléchargée à l’avance car certains croisements de sentiers sont mal signalés.

Gorge étroite du canyon de Paklenica avec parois calcaires verticales et sentier balisé

Camille Roux : Comment accède-t-on à Paklenica depuis Zadar ou Zagreb ?
Marko Radić : Depuis Zadar, c'est 45 minutes de route par l'autoroute A1 jusqu'à la sortie Sveti Rok, puis la route côtière jusqu'à Starigrad, où se trouve l'entrée principale du parc. Depuis Zagreb, comptez environ 2 heures 30 par la même autoroute A1, qui traverse justement le tunnel de Sveti Rok sous le Velebit — un tunnel de 5,7 kilomètres qui a considérablement réduit les temps de trajet depuis son ouverture. En transport en commun, les bus longue distance Zagreb-Zadar et Split-Zadar s'arrêtent à Starigrad sur demande, mais il faut vérifier les horaires car les arrêts ne sont pas systématiques. Pour ceux qui organisent un séjour en van ou en camping-car dans la région, notre [guide du road trip en camping-car en Croatie](/blog/croatie-camping-car-road-trip/) détaille les aires de stationnement autour de Starigrad et les meilleures fenêtres météo pour combiner montagne et mer sur un même circuit.

Sécurité en montagne : le rôle du HGSS

Camille Roux : Vous êtes membre du HGSS. Concrètement, quel est le rôle de ce service et comment le contacter en cas de problème ?
Marko Radić : Le HGSS, le Service croate de secours en montagne, est une organisation bénévole professionnalisée, présente dans toutes les zones de montagne du pays, avec une station dédiée à Paklenica et au Velebit sud. Nous intervenons pour les blessures, les randonneurs égarés, les évacuations médicales, et parfois pour des recherches qui durent plusieurs jours sur les zones les plus reculées du Velebit nord. Le numéro d'urgence est le 112, le numéro général d'urgence européen, qui redirige automatiquement vers le HGSS en cas de besoin en montagne — il n'est pas nécessaire de connaître un numéro spécifique, mais il faut savoir dire clairement qu'on est en montagne pour que l'appel soit bien orienté.

Ce qui aide énormément nos interventions : que les randonneurs informent quelqu’un — un proche, l’hébergement, le gardien du refuge — de leur itinéraire prévu et de leur heure de retour estimée. Beaucoup de nos interventions les plus longues concernent des personnes dont personne ne savait où elles se trouvaient exactement, ce qui multiplie le temps de recherche par trois ou quatre. Le registre disponible à l’entrée du parc et au refuge, où l’on peut noter son itinéraire, n’est pas juste une formalité administrative — c’est un outil de sécurité réel.

Camille Roux : Quels sont les risques spécifiques que vous voyez revenir le plus souvent lors de vos interventions ?
Marko Radić : La déshydratation et l'insolation en été, sans conteste en tête de liste. Ensuite les chutes sur terrain karstique glissant, en particulier après un orage — le calcaire mouillé devient extrêmement glissant et beaucoup de randonneurs ne l'anticipent pas. Le troisième risque, plus saisonnier, ce sont les changements météo brutaux en altitude : le Velebit est exposé au vent de bura, qui peut se lever en quelques dizaines de minutes avec des rafales dépassant 100 km/h sur les crêtes, rendant la progression dangereuse voire impossible. Nous suivons de très près les bulletins de la météo nationale croate (DHMZ) avant toute intervention et je recommande la même vigilance à tous les randonneurs, même expérimentés.

Refuges, bivouacs et hébergement en montagne

Camille Roux : Peut-on dormir en refuge dans le Velebit, et comment ça s'organise ?
Marko Radić : Oui, le réseau de refuges du Velebit est l'un des mieux entretenus des Balkans occidentaux, hérité en grande partie de la tradition alpiniste yougoslave d'après-guerre. Le Planinarski dom de Paklenica, à l'entrée du plateau, est gardé en saison, avec restauration et dortoirs. Plus loin sur le plateau, des refuges plus petits comme le Rossijeva koliba ou le Zavižan, plus au nord dans le parc naturel du Velebit nord, offrent un hébergement basique mais fonctionnel — matelas, cuisine collective, parfois eau de pluie récupérée à filtrer.

Le bivouac sauvage est toléré dans certaines zones du parc naturel, en dehors des zones de réserve stricte, mais il est interdit dans le cœur du parc national de Paklenica lui-même. Je recommande toujours de vérifier la réglementation précise auprès de l’administration du parc avant de partir, car les règles évoluent et certaines zones de protection intégrale, notamment autour des habitats de rapaces, sont fermées à toute présence humaine à certaines périodes de l’année.

Pour les randonneurs qui envisagent d’autres massifs montagneux d’Europe centrale et de l’Est dans le même voyage, timetours-voyages.fr recense des itinéraires de trekking comparables dans la région.

La faune du Velebit : vautours fauves et ours bruns

Camille Roux : Parlons de la faune. Le Velebit abrite des vautours fauves et des ours bruns — que doivent savoir les randonneurs ?
Marko Radić : Les vautours fauves sont l'emblème du Velebit côtier, en particulier sur l'île de Cres juste en face, mais on les observe régulièrement planer au-dessus des falaises de Paklenica et du Velebit sud, portés par les thermiques qui montent de la mer. Ce sont des charognards, totalement inoffensifs pour l'homme, et les observer tourner en cercle au-dessus du canyon fait partie des moments forts d'une randonnée ici. Un centre de protection des vautours existe d'ailleurs sur l'île de Cres, accessible en excursion depuis la région.

Les ours bruns, c’est différent. Le Velebit nord, dans la zone du parc naturel, abrite une population stable, estimée à plusieurs dizaines d’individus, qui fait partie de la population plus large des Alpes dinariques partagée avec la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine. Les rencontres directes restent rares parce que les ours évitent activement l’humain et fuient au moindre bruit, mais je recommande systématiquement de marcher en faisant du bruit régulier dans les zones forestières denses, surtout tôt le matin ou en fin de journée, de ne jamais stocker de nourriture dans sa tente en cas de bivouac, et de respecter les fermetures temporaires de sentiers annoncées par le parc en cas d’observation récente. Dans le canyon de Paklenica lui-même, la fréquentation touristique élevée dissuade largement la présence des ours, le risque y est donc minime.

Vue panoramique depuis un sommet du massif du Velebit surplombant l’Adriatique

Vrai ou Faux : 5 idées reçues sur Paklenica et le Velebit

“Paklenica, c’est juste une promenade dans un canyon”FAUX en partie. Le fond du canyon est effectivement accessible, mais le parc englobe aussi des sommets techniques et l’accès au plateau sauvage du Velebit, qui exigent une préparation de niveau alpin.

“Il y a du réseau mobile partout dans le parc”FAUX. Le signal est correct sur les crêtes mais disparaît par endroits dans le canyon encaissé. Ne comptez jamais uniquement sur votre téléphone pour la navigation ou l’urgence.

“Les ours du Velebit sont un danger réel pour les touristes”FAUX, en grande partie. Les attaques sont exceptionnelles ; les ours évitent l’humain. Le vrai risque documenté par le HGSS reste la déshydratation, les chutes et la météo, pas la faune.

“On peut faire Vidakov Kuk en 3 heures aller-retour”FAUX. Comptez 7 à 8 heures aller-retour depuis l’entrée du parc, avec plus de 1 100 mètres de dénivelé positif. Sous-estimer ce temps est l’une des causes principales d’interventions du HGSS.

“Le parc est fermé en hiver”FAUX. Paklenica reste ouverte toute l’année, mais l’accès aux hauteurs est réservé aux randonneurs équipés pour la neige et conscients du risque avalancheux, qui existe bien sur certains couloirs du Velebit.

Les conseils de Marko pour une sortie réussie

Premier conseil : partez tôt, toujours. Que ce soit pour le canyon simple ou pour Vidakov Kuk, un départ avant 8h en été vous met à l’abri de la chaleur la plus intense et vous laisse une marge confortable en cas d’imprévu.

Deuxième conseil : consultez la météo du jour, pas celle de la veille. Le Velebit génère son propre climat de crête, très différent de celui de la côte à quelques kilomètres. Le bulletin du DHMZ, l’agence météorologique nationale, est plus fiable que les applications génériques pour cette zone spécifique.

Troisième conseil : signez le registre du refuge. Ce geste simple, souvent négligé, réduit considérablement le temps de recherche en cas de problème. C’est la meilleure assurance gratuite que vous puissiez avoir en montagne.

Pour organiser un séjour combinant montagne, canyons et littoral dalmate, notre guide de plongée et snorkeling en Croatie complète utilement une étape terrestre dans le Velebit par une immersion sous-marine le long de la même côte. Et pour préparer votre base à Zadar, porte d’entrée la plus proche du parc, consultez notre guide complet pour visiter Zadar. Si vous cherchez un hébergement de montagne pour compléter votre étape Paklenica, le site partenaire location-croatie.com référence des locations près de Starigrad et sur toute la côte du Velebit.

Questions fréquentes

Non, pas pour le canyon principal. Le sentier qui remonte le Velika Paklenica depuis l'entrée du parc jusqu'au refuge de Paklenica (Planinarski dom) est accessible à toute personne en bonne condition physique, sur un chemin large et bien entretenu, avec un dénivelé modéré. En revanche, les sommets comme Anića Kuk ou Vidakov Kuk et les traversées du Velebit exigent une expérience réelle de la montagne, de l'orientation et un équipement adapté.

Fin avril à juin et septembre-octobre sont les fenêtres idéales. En été, les hautes températures et le manque d'ombre sur les crêtes du Velebit rendent l'effort risqué, en particulier pour la déshydratation et les coups de chaleur. L'hiver amène de la neige en altitude dès novembre, avec un risque avalancheux réel sur certains couloirs, ce qui réserve cette période aux randonneurs équipés et expérimentés en montagne hivernale.

Le canyon principal, correctement balisé et fréquenté, présente un risque faible si l'on reste sur les sentiers. Le danger augmente fortement dès qu'on s'aventure sur les voies d'escalade d'Anića Kuk, les crêtes exposées du Velebit ou hors sentier. Le HGSS intervient chaque année pour des randonneurs égarés, déshydratés ou blessés par chute, souvent après avoir sous-estimé la météo ou le balisage discret en haute altitude.

Oui, dans le Velebit nord, en particulier dans les zones forestières autour du parc naturel du Nord-Velebit, une population d'ours bruns est bien établie. Les rencontres directes restent rares car les ours évitent l'humain, mais les bonnes pratiques (bruit régulier en marchant, stockage de la nourriture, respect des consignes du parc) sont indispensables. Dans le canyon de Paklenica lui-même, la fréquentation dissuade largement leur présence.

Un billet d'entrée payant est obligatoire pour accéder au parc national de Paklenica, comme pour Plitvice ou Krka. Il se règle à l'entrée du canyon ou en ligne à l'avance en haute saison. Aucun permis spécifique n'est requis pour les sentiers balisés classiques, mais les voies d'escalade et certaines zones du Velebit nord peuvent nécessiter une déclaration ou un accompagnement selon la réglementation du parc naturel.